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Du 1er au 5 Février 2012 se trouvait au Parc des expositions de Paris porte de Versailles le Salon Rétromobile.

Considéré comme la référence dans son domaine, c'est depuis de nombreuses années un évènement incontournable pour tout passionnés de belles mécaniques qui offre un regard unique sur l'histoire de l'automobile et sur son patrimoine ancien. Comme à son habitude le programme était exceptionnel, tant par sa diversité que par la qualité des modèles présentés.

En vedette cette année et pour la première fois en Europe la "collection Peter Mullin" était l'occasion d'admirer les dix voitures les plus significatives du "Mullin Automotive Museum" faisant partie des dix plus importantes collections au monde. Essentiellement composée de voitures des années 20,30 et 40, elle rend hommage à l'age d'or de la carrosserie française. Parmi ces merveilles était exposée une Delahaye type 165 (en affiche),considérée comme l'un des chefs d'oeuvre de l'Automobile.

Formidable vecteur de communication, ce salon permet aussi à certains constructeurs qui animent avec passion leurs stands,de célébrer un anniversaire ou de mettre l'accent sur une thématique particulière. On pouvait voir entre autres:

-"MERCEDES-BENZ et les stars des 24 Heures du Mans": Trois voitures qui ont participé à la gloire de la marque venues directement du Musée Mercedes-Benz de Stuttgart,

-" BMW et le sport automobile": Des voitures d'exception victorieuses dans de nombreuses courses à travers le monde, pour la plupart inédites en France,

- "L'aventure PEUGEOT et les générations 200":une rétrospective de la série culte des 200,

- RENAULT avec les 50ans de la Berlinette A110 et les 40ans de la Renault 5,

- Les voitures sans patente.

- SKODA ou l'histoire de la plus célèbre marque Tchèque,

- Les youngtimers de Groupe B: de la série à la course,

- Les 50ans de la plus mythique  des FERRARI : la 250 GTO

De nombreux stands de clubs ou d'exposants comme "Sport et collection","hall and hall" ou "Fiskens" pour ne citer qu'eux proposaient comme chaque années de très belles voitures. Ce fut l'occasion pour moi de découvrir encore de nouvelles Ferrari.

Enfin, la maison "Artcurial"organisait au sein même du salon la traditionnelle vente aux enchères avec en vedette une Ferrari 250 GT California .Cette voiture a une particularité pour moi puisque c'est la première Ferrari"classique" que j'ai photographié en 1994, celle par qui j'ai attrapé le virus Ferrari........

 

Bonne visite.

 

 

Passionné par l'automobile depuis plus de 30 ans, Petter Mullin  homme d'affaire californien, a réuni au sein de son musée une collection exceptionnelle composée exclusivement de voitures françaises principalement de la période art déco. Dix d'entre elles sont à Rétromobile  cette année.

Les grandes marques de prestige françaises doivent une large part de leur notoriété aux carrossiers qui ont habillé leurs châssis. Delahaye a été l'une des mieux servie de ce point de vue. Alors qu'une importante partie de la clientèle s'est "contenté" des carrosseries du catalogue plutôt sages, d'autres se sont laissé tenter par les exubérants exercices de Figoni et Falaschi. Repoussant les limites de l'excentricité au-delà de ce que la plupart de leurs rivaux n'osaient imaginer,ils signèrent  leurs chef-d'oeuvre en 1939.

Cette DELAHAYE Type 165 V12 châssis 60774 fut réalisée pour la New York World's Fair 1939. Lorsqu'elle fut exposée elle était considérée comme une sculpture inanimée puisque incapable de rouler ;son moteur étant incomplet. Après avoir été consignée dans un dépôt du service des douanes jusqu'a la fin des années 40 elle fut rachetée par un homme d'affaire New Yorkais qui lui monta un moteur américain. Au début des années 80, la voiture qui était en train de pourrir dans une grange est retrouvée puis achetée en 1985 par le tandem Hull/Mullin. La carrosserie fut restaurée aux Etats Unis et retrouva par la suite son moteur d'origine incomplet terminé dans les ateliers Crosthwaite et Gardner en Grande Bretagne. Elle réapparut flambant neuve à Peeble Beach en 1992 puis remporta le "Best of show" au concours d'élégance de Bagatelle en 1999.

DELAHAYE Type 145 Compétition V12 châssis 48771

Parallèlement au polyvalent type 135, Delahaye décida de créer un modèle capable de courir en Grand prix et de seconder les 135 dans les courses d'endurance. Le type 145 fut équipé d'un moteur V12 4.5l. La première voiture débuta en Juillet 1937 au Grand Prix de l'A.C.F entre les mains de René Dreyfus alors pilote de l'écurie bleue. Le châssis 48771 a été entièrement restauré dans sa configuration du Grand Prix du million. C'est la seule vraie 145 Compétition survivante, les trois autres étant carrossées et transformées en voitures de route.

DELAHAYE Type 145 V12 châssis 48772

Cette voiture est celle qui participa au GP de l' A.C.F à Monthléry. En 1945 elle fut déshabillée pour recevoir cette superbe carrosserie fermée signée Henri Chapron. Cette voiture utilisée par le pilote Louis Chiron, vécut longtemps aux Etats Unis avant de revenir en Europe dans les années 70. Depuis 2003 elle est la propriété de Peter Mullin et fait partie des pièces maîtresses de sa collection.

DELAHAYE Type 145 V12 châssis 48773

Cette automobile débuta également avec une carrosserie course. Elle participa aux Mille Miglia, aux 24h du Mans et aux 12h de Paris 1938 et fût transformée après la libération en coupé 2 places par Henri Chapron dans une livrée semblable à 48772 à quelques détails près. Peter Mullin l'acheta à l'occasion  de son exposition à Rétromobile 2004.

HISPANO-SUIZA Type H6 B châssis 12198

Cette voiture dont l'acajou riveté lui sert de carrosserie a été réalisée par Henri Labourdette spécialement pour Suzanne Deutsch de la Meurthe. Elle est équipée d'un 6 cylindres en ligne de 6.6l.

HISPANO-SUIZA Type H6 C

Elle est réalisée par la carrosserie Saoutchik, à Neuilly sur Seine pour André Dubonnet, pilote automobile et inventeur d’un brevet de suspension révolutionnaire. Cachée pendant la deuxième guerre mondiale, elle inaugure le tunnel de St Cloud en 1946. Cette voiture au design si particulier a récolté des prix d’élégance dans les plus grands concours du monde.

TALBOT LAGO Type T26 Grand Sport de 1947

Ce coupé 2 places est également une création de Jacques Saoutchik. Dotée d'un moteur 6 cylindres de 4.5l elle était une des automobiles françaises les plus rapides du marché de l’après-guerre.

VOISIN Type C25 Aérodyne  châssis 50010 de 1934

Cet extraordinaire véhicule un profil aérodynamique en forme d’aile d’avion a remporté le « Best of show » au très convoité concours de Pebble Beach en août 2011. Sur les 7 ou 8 fabriqués il en resterait 5 de nos jours.

Les glissières présentes à l'arrière trahissent un système de toit coulissant pneumatique très ingénieux pour l'époque.

 

Parmi les véhicules exposés dans le Musée se trouve une importante collection de Bugatti, marque de prédilection de Peter Mullin, parmi lesquelles la très (chère) et convoitée BUGATTI Type 57SC Atlantic châssis 57374 fabriquée à 4 exemplaires. Elle a une valeur estimée entre 30 et 40 millions de Dollars . Elle fait partie des trois voitures de ce type survivantes aujourd'hui avec celle vue l'année dernière ici même et la noire de Ralf Lauren.

Cette BUGATTI Type 46 châssis 46360 réalisée par De Villars à Courbevoie possède une couleur inhabituelle qui lui va à merveille. Vendue neuve à Paris en 1930 et après être passé dans les mains de plusieurs propriétaires cette automobile qui a subit de nombreuses années de négligence fût retrouvée en Grèce en 1999.C'est en 2001 que le collectionneur américain fait son acquisition et entame sa vaste et minutieuse restauration.

 

2012 marque l'année où va apparaître une nouvelle version de la SL  . Mercedes nous fait découvrir aujourd'hui, celle qui est à l'origine de ce modèle qui restera un des plus emblématiques de la marque allemande.

La 300 SL qui est devant nous aujourd'hui sur ce très beau stand (je tiens à le souligner) est celle avec laquelle Fritz Riess et Hermann Lang gagnèrent les 24h du Mans 1952.

L'aileron est impressionnant, il avait été monté à titre expérimental.

C'est l'occasion pour Mercedes de nous rappeler qu'elle  connut d'autres succès dans cette épreuve mythique de la Sarthe avec cette Mercedes SSK (Super Sport Kurtz) de 1928 qui finit 2eme en 1931,

et celle qui marqua le retour officiel de Mercedes-Benz en sport automobile, après plus de 30 années d'absence, la Sauber-Mercedes C9.

Sous cet angle on comprend mieux pourquoi on les surnomme  "flèches d'argent"!

Elle est équipée d'un V8 5l de 720ch.

Grâce à la Sauber C9,le constructeur allemand réalisa un doublé dans l'édition de 1989 de cette course mythique.

 

 

Victorieuse dans les plus prestigieuses courses à travers le monde, la marque allemande a acquis depuis de nombreuses années, une expérience qui lui permet aujourd'hui d'être parmi les meilleurs constructeurs d'automobiles au monde. Cette année Rétromobile nous propose de faire un tour dans le passé et de découvrir des voitures de course d'exception pour certaines inédites en France.

Cette voiture de course d'avant guerre est une monoplace de Formule 2,la HH49. Elle a été conçue par Hermann Holbein, l'ancien responsable développement châssis de chez BMW et équipée d'un moteur 6 cylindres en ligne développant 130ch provenant de la BMW 328.

Une deuxième monoplace est exposée,il s'agit de la Brabham BT 7,celle qui incita BMW à s'engager en Formule 2 suite à des résultats convaincants comme la course de cote près d'Innsbruck que Hubert Hahne remporta à son volant.

Elle est constituée d'un ancien châssis Brabham BT7 de Formule 1 et d'un moteur 2l à culasse Apfelbeck ( du nom de son promoteur Ludwig Apfelbeck alors ingénieur chez BMW qui travaillait au département recherche moteur). Cette culasse a la particularité de posséder quatre soupapes par cylindre selon une position radiale,ainsi que deux carburateurs et deux échappements pour chaque cylindre.( une usine à gaz !!)

Conçue pour les courses de côte cette BMW 700 RS de 1961 a été fabriquée en deux exemplaires. Son moteur bi-cylindre à plat développe 70 ch lui permettant d'atteindre les 160 Km/h.

Plus récente,une BMW 2002 Turbo de 1974 qui était le modèle le plus rapide des séries 2. Elle pouvait dépasser les 210 Km/h grâce à son moteur de 170 ch.

 

 

Peugeot lancera au printemps 2012, son nouveau modèle du segment B, la 208. L'Aventure Peugeot fait un clin d'oeil à cette petite dernière à l'occasion de Rétromobile en proposant une rétrospective de la série culte des 200.La plus connue d'entre elles est sans aucun doute la 205,star des années 80,championne du monde des rallyes et rallyes raid mais aussi le modèle le plus vendu de la marque. Je ne vais pas m'attarder dessus mais revenir plutôt à l'origine de cette série avec les 201,202 et 203.

La << saga des 200 >> débute en 1929 avec la présentation de la 201 au Salon de Paris. La numérotation à trois chiffres, articulée autour du zéro central est inaugurée. Son succès permet à Peugeot de surmonter la crise économique des années trente. En septembre 1931, la 201 C est la première voiture de grande série au monde dotée de roues avant indépendantes. Lors de sa conception, les principales caractéristiques de la 201 ont été définies avec une méthode innovante à l’époque puisque un sondage avait été réalisé auprès de clients de la marque. L'usine de Sochaux mis en place pour le lancement de ce modèle, des moyens industriels conséquents qui sont le point de départ d'une nouvelle génération de voitures. Les produits deviennent alors synonymes d’élégance, d'innovation ,d'économie et de robustesse. Avec la "famille 201" Peugeot instaure une politique de gamme déclinée en berline, torpédo, coupé, commerciale, fourgonnette et cabriolet comme la voiture présentée ci dessous, la 201 Cabriolet. Elle fut construite jusqu'en 1937.

La ligne "fuseau Sochaux" qui contribua au succès de la 402 dès 1935 puis celui de la 302 inspira le dessin de la 202, leur petite cadette. Cette nouvelle 6 cv présentée à la presse en 1938, constitue l’arrivée d’une gamme homogène de voitures aérodynamiques, confortables et séduisantes. Plusieurs versions voient le jour de 1938 à 1949 comme cette 202 BH de 1948

et cette 202 U Limousine commerciale de 1938 bénéficiant de six places grâce à un empattement rallongé.

Présentée au Salon de Paris d'octobre 1948, la 3eme génération de la "saga des 200" se nomme logiquement 203.Elle contribue au renouveau de la marque après les difficiles années de la guerre car la clientèle lui réserve un excellent accueil dès son lancement. Sa modernité, ses qualités routières, son agrément de conduite et sa robustesse devenus vite légendaires, font qu’elle est la première Peugeot à dépasser le demi million d'exemplaires produits (685 628 de 1948 à 1960, dont 45 963 commerciales). La 203 adopte une carrosserie monocoque aux lignes élégantes qui fait l'objet de plusieurs déclinaisons comme sa soeur aînée. Un an après la version berline,la 203 berline découvrable apparaît.

Une autre fait son apparition: la commerciale. Elle se différencie de la berline par son empattement long (plus 20 Cm) et sa suspension arrière à ressorts à lames semi elliptiques lui permettant d'offrir une charge utile de 600 kg. Cette version est fabriquée jusqu'en juillet 1956.

En marge de la série des 200 était présentée par "les amis de Darl'mat" cette très belle 402 Roadster sport special de 1938.

Concessionnaire Peugeot depuis 1923, Emile Eugène Darl'mat proposait à sa clientèle des améliorations mécaniques et des carrosseries spéciales sur base Peugeot 302 et 402. Devant ce succès, Peugeot donna son accord pour construire une petite série de cette voiture présentée d'abord comme 302 Spéciale Sport, puis comme 402 Spéciale Sport en 1938. Les châssis de 302 et les moteurs de 402 légèrement modifiés quittèrent Sochaux pour Darl'mat puis son carrossier Marcel Pourtout à Rueil-Malmaison qui habilla les voitures suivant le dessin de Paulin en trois versions : coupé, cabriolet et roadster.

 

 

Après Peugeot c'est au tour de Renault d'être mis à l'honneur puisque cette année la marque au losange célèbre trois anniversaires. Le titre obtenu cette année avec un moteur Renault en Formule 1 vient étoffer 110 ans de performance sportive dans toutes les catégories du sport automobile. A cette occasion était exposée la première voiture de la marque équipée d'un moteur Renault ayant gagné une compétition automobile, la Renault Type K.

Marcel Renault triomphe avec la Type K, en 1902, dans la course Paris-Vienne face aux puissantes Mercedes du comte Zborowski et Panhard d`Henry Farman. Il a parcouru les 1300 km à l'incroyable moyenne de 62.5 km/h.

Une autre voiture triomphante est là,il s'agit de la Formule 1 avec laquelle Fernando Alonso c'est adjugé le titre de champion du monde en 2006 avec 7 victoires,la R26.

Le deuxième évènement est le cinquantenaire de la fameuse"Berlinette" ,l'Alpine Renault A110, voiture emblématique du début des sixties présentée en 1962 au Salon de Paris.

Elle bâtit rapidement sa légende à travers ses succès sportifs et apporta à Alpine Renault le titre de champion du monde des rallyes en 1973 en remportant huit des treize épreuves et s'offrant deux triplés au Monte Carlo et au Tour de Corse.

Trois versions de compétition sont exposées:

A110 1800 Gr IV "Défense Mondiale" ex- Bob Wollek de 1972

Berlinette au couleur de la défense mondiale sortie de l'usine de Dièppe en 1972 elle participa à de très nombreux rallyes aux mains de bob wollek;elle continue à faire parler d'elle en VHC avec Jean Ragnotti à son volant.

A110 1800 Gr IV de 1975

Elle courue en 1975 et 1976.Jean pierre Nicolas finit 2eme du tour de corse 1975 derrière l'intouchable Lancia stratos de Bernard Darniche. Et si Jean Ragnotti doit abandonner au rallye de Monte Carlo l'année suivante, il se rattrape à la Réunion où il remporte 19 des 25 spéciales. Ce sera la dernière saison officielle de la Berlinette A110 qui cède sa place à la A310 en 1977;Cette berlinette est restée la propriété de Renault qui la restaura par son département Renault Classic.

A110 1800 Gr IV Ex-Therier de 1973

Cette 1600 reçoit en 1973 un moteur 1800 Mignotet et se classera en 1973 5eme au Monte Carlo et 1ere au rallye de l'Acropole aux mains de JL Thérier secondé par M Callewaert. Propriété d'un collectionneur privé elle est dans sa configuration "Monte Carlo 1973".

Pour célébrer les 40 ans de la Renault 5,trois modèles étaient présentés.

En 1975, la Coupe Renault Elf salue l'arrivée d'une nouvelle venue sur les circuits la Renault 5 LS équipée d'un kit dopant ses performances. Le véhicule exposé est celui de la présentation de la saison 1975. ll a été restauré en 2011 par Renault Classic, mais sa carrosserie n’a fait l'objet d’aucune intervention autre qu'un lustrage.

Le deuxième véhicule est la Renault 5 "Tour du Monde"de 1972.Christian Callission et Richard Lindor réalisent en 1972 avec une Renault 5,une sacrée performance:Le Tour du Monde en 80 jours sur un parcours de 40 000 km. La voiture exposée a toujours été la propriété de Renault. Elle vient d’être "redémarrée"par Renault Classic.

La dernière,qui appartient à un collectionneur privé est la Renault 5 Alpine Turbo Gp N, ex- Francois Chauche, de 1982.Homologuée en groupe N en avril 82, elle est ici présentée dans sa configuration Monte-Carlo 1984 où elle s’est classée 89ème sur 230.

 

2012 marque le cinquantenaire de la plus emblématique des Ferrari: la GTO (Grand Tourisme Omologato ).

Née en 1962 pour la compétition,elle s'imposa rapidement  en course et régna sur les saisons 62-63-64. Devenue l'une des stars de l'Automobile et fabriquée qu'a 36 exemplaires c'est toujours un évènement d'en découvrir une. Aujourd'hui,toutes les 250GTO sont fièrement et soigneusement possédées par leurs propriétaires de par le monde et sont toutes répertoriées. Leurs historiques respectifs sont bien connus des spécialistes. Le livre"Ferrari 250GTO" de Keith Bluemel et Jess G.Pourret aux éditions ETAI reste toujours la référence en la matière et je vous invite à le consulter.

Même si réunir deux GTO sur le même salon relève de l'exploit cette "mini expo" aura était pour moi une déception. Tout est relatif bien sur mais je trouve qu'elle n'est pas à la hauteur de l'évènement. Enfin.....

La première est 4219 GT c'est le 25eme exemplaire construit et une des Ferrari GTO les plus "visibles" puisque son actuel propriétaire venu de Grande Bretagne la sollicite souvent pour divers évènements.

La seconde n'est pas une 250 GTO (attendez, je vous explique) comme l'indique sa plaque d'immatriculation.

Cette berlinette qui fait partie de la génération des 250 GT Compétition a été dotée dans les années 62-63 d'un moteur 4 litres dérivé de la 400 SA. Si on se conforme à la méthode d'appellation des modèles Ferrari qui consiste à diviser la cylindrée par le nombre de cylindre on obtient bien 330.Elle fût habillée par une carrosserie en aluminium type 250 GT0 62 et c'est pour cette raison que les trois véhicules concernés par ces caractéristiques sont désignés 330GTO.

Il s'agit ici de 4561 SA. On la reconnaît à son volumineux bossage sur le capot

et ses trois extracteurs d'air sur les ailes.

 

L'année dernière et pour la première fois à Rétromobile la firme Skoda faisait sensation en présentant la très belle 1100OHC de 1957 inscrite au patrimoine national tchèque. Riche d'un passé méconnu, le constructeur renouvelle l'expérience cette année en nous présentant encore de beaux modèles avec l'intention de nous rappeler qu'elle n'est pas seulement la marque rachetée par Volkswagen il y a déjà une vingtaine d'année et qu'elle est fière de son savoir faire acquis en 117ans d'histoire.

Au milieu des années 20, à Pilsen, débuta la production d'automobiles de luxe. Etant donné que l'on n'avait, chez SKODA, aucune expérience en terme de réalisation proprement dite, il fût décidé d'acheter une licence à Hispano-Suiza pour un produit qui à l'époque était considéré comme la référence  dans Ia production automobile mondiale: le type H6B. La production des 50 premiers véhicules SKODA 25/100 HP fût décidée conformément à l'autorisation du directeur général délivrée le 10 novembre 1924.Si Hispano-Suiza accorde sa confiance à un constructeur tchèque jusque la inconnu, ce n'est pas fortuit. Dotée d'une main d'oeuvre hautement qualifiée la Tchécoslovaquie possédait une enviable réputation de qualité et de savoir faire. La vente débuta dès 1925, et la première automobile fabriquée fut livrée en 1926 à la Chancellerie du Président de la République. Ce véhicule de prestige suscitait un intérêt non seulement chez les personnalités locales des milieux économiques et politiques, mais aussi à l’étranger. Sur autorisation du directeur général Loevenstein délivrée le 8 février 1926, la fabrication de 50 châssis supplémentaires commence en prenant en compte les dernières finitions apportées par l'entreprise Hispano Suiza. Au total une centaine de véhicules fûrent fabriqués. Chaque carrosserie était fabriquée  à la main, rendant ainsi chaque voiture unique.

Le modèle présenté ici est inédit en France puisqu'il vient de sortir spécialement pour l'occasion du musée de la marque Skoda auto.

On pouvait aussi admirer cette Skoda Rapid 2 produite à 40 exemplaires de 1935 à 1938. D'une puissance de 31ch elle pouvait atteindre 100km/h.

Le constructeur Tchèque créa la surprise en nous présentant aussi cette Skoda Popular Sport Monte Carlo;nom porté en hommage à la deuxième place de sa catégorie que remporta Skoda dans cette course mythique de 1936,

C'est au Salon Automobile de Prague de 1934 que née la gamme Superb. Premier véhicule de la marque à disposer d'un système de freinage hydraulique,il inaugure aussi un nouveau moteur 6 cylindres de 3.2l de cylindrée développant 85ch.La Superb OHV exposée arbore la deuxième forme de carrosserie du modèle, tel qu'il était proposé en 1939 et 1940.On remarquera que sa ligne est grandement inspirée par Ie design américain à la mode à cette époque.

Enfin, on pouvait contempler cet élégant cabriolet :la Félicia (heureuse) qui apparut en 1959.Son nom évocateur sembla toucher le coeur de nombreux automobilistes du monde entier puisque se fût un véritable succès commercial avec un total de presque 15000 exemplaires fabriqués tout modèles confondus.

 

"youngtimers" ( voitures cultes des années 1970 à1990)

En 1982, le championnat du monde des rallyes voit l'arrivée du groupe B en remplacement des Groupes 4 et 5.La règlementation de l'époque établie par la FISA ( Fédération Internationale du Sport Automobile) oblige les constructeurs à produirent en un an,200 exemplaires de ces autos pour pouvoir homologuer leurs "évolutions".Ces voitures modifiées surpuissantes constituent alors un vecteur de communication très efficace pour vendre les modèles de série qui contribua au succès de cette discipline. Durant quatre saisons le Groupe B (de 1983 à 1986) est le théâtre de duels acharnés entre les Ford RS200, Audi Quattro, Lancia Rally 037 puis Delta S4, Renault 5 Maxi Turbo ou encore Peugeot 205 Turbo 16 .

Rétromobile nous propose cette année d'en admirer certaines au coté de leur modèle de série.

Peugeot 205 Turbo 16

Audi Quattro A1

Lancia Rallye 37 Evo 2

Renault 5 Maxi Turbo

 

Ces voitures de plus en plus puissantes attirent un public sans cesse plus important et, malheureusement, pas toujours très discipliné qui n'hésite pas à rester au milieu de la route pour les photographier. Cela a pour effet de dégrader considérablement les conditions de sécurité. L'exercice devient de plus en plus périlleux pour les pilotes.

En 1986,c'est le choc. Le rallye du Portugal est le témoin d'un effroyable accident impliquant la Ford RS200 de Joaquim Santos qui en quittant la route percute la foule,le bilan est considérable:trois morts et des dizaines de blessés. Un second évènement tragique se reproduit au Tour de Corse quelques semaines plus tard,deux pilotes de l'équipe Lancia perdent la vie. Les constructeurs ne veulent plus rouler dans ces conditions et la plupart se retirent  du championnat. La FISA fixe la fin du Groupe B au 1er Janvier 1987.

 

 

Rétromobile rend hommage cet année à travers une belle exposition, à ces créateurs qui par leur talent et leur passion démesurée ont réussis  à réaliser leur propre voiture. Souvent inspirés par les stars de l'époque ces modèles uniques construits dans les années 60-70 sont tous capables de rouler au quotidien et sont la preuve qu'armé de patiente,on peut réaliser nos rêves les plus fous.

La BLF

C'est en 1966 que Lionel Bernard se lance dans la réalisation de cette voiture vouée à la course avec un pari fou: être plus basse que la star du moment,la mythique Ford GT40.Le pari est gagné puisqu'elle ne mesure 0.91m de hauteur contre 1.01m pour la Ford.

La Renaudat

Plusieurs éléments de voitures diverses ont servi de base en 1968 à l'élaboration de la Renaudat puisqu'elle possède le châssis d'une Matra Djet, le moteur d'une Renault 16 TS et les suspensions d'une R8 Gordini. La carrosserie est en polyester.

La Collet

Voici une autre voiture inspirée de la Ford GT 40,elle est l'oeuvre de Michel Collet un fils de carrossier pris très jeune par le virus de la mécanique. Elle est réalisée dans l'atelier se son père à partir d'éléments d'une voiture emblématique de l'époque,la R8 Gordini (moteur,boite de vitesse,suspensions).

La Romer

Réalisée par Bernard Mermet en 1972,cette auto a la particularité d'avoir une carrosserie en polyester qui abrite encore une fois un moteur de R8. Gordini. Très réussie elle n'a jamais été immatriculée et affiche tout de même 4000km au compteur.

La Piollet

Avec ses faux airs de Ferrari c'est sans doute ma préférée. Elle fût construite entre 1962 et 1965 par Jacques Piollet et possède une mécanique Peugeot.

La Glasson

C'est sur une base de Dauphine Gordini accidentée que Serge Glasson réalisa dans les années 60 cette voiture dédiée à la course. Sa carrosserie en  polyester occasionna un gain de poids très utile pour les nombreuses courses de côte auxquelles elle participa.

 

 

 

 

Ce qui fait la richesse de Rétromobile sont non seulement ses expositions à thème mais aussi la multitude de ses exposants. Cette année ils ont encore redoublé d'efforts pour nous présenter le meilleur de leur savoir faire. Qu'ils soient vendeurs,carrossiers,représentants de clubs ou d'associations,chacuns possédaient de très beaux modèles pour certains rarissimes.

Parmi les ténors, la maison Hall and Hall proposait un plateau assez impressionnant comme en témoignent cette Maserati 200 SI.

et cette Ferrari 212/225 châssis 0237 de 1952 qui gagna à Monza en 1953 la "Coppa Intereuropa" aux mains de Franco Cornaccia. Plus récemment elle participa au Grand Prix Historique de Monaco 2008.

Victorieuse également,cette Ferrari 312T3 châssis 034 que Gilles Villeneuve pilota durant la saison 1978 et qui le mena jusqu'a la plus haute marche du podium lors du Grand Prix du Canada.

D'autres monoplaces étaient à coté. Cette rarissime De Tomaso F1 châssis 308/505/01 de 1970 imaginée par Dallara, le talentueux designer italien et qui fût pilotée par Piers Courage.

L'arrière est très impressionnant!

Brabham BT 7 Sa carrosserie indique qu'elle a été pilotée par Carlos Reutemann.

Aston Martin DBR4-250 de 1959.

Auto Union Type D de 1939,

Delage GP châssis 1848 de 1927,l'une des quatre voitures "usine" qui a vu se succéder à son volant Malcolm Campbell, Lord Howe, Dick Seaman et Rob Walker. Elle est équipée d'un 8 cylindres de 1500 cc.

Mirage M2 BRM de 1968.

Pour finir cette Porsche 962 châssis 161 restée dans son jus.

En face les Ets.Pozzi France montrent leur savoir faire en présentant une Ferrari Daytona en cours de restauration. Le résultat est saisissant, elle est comme neuve!!Il s'agit du châssis 15357 vendu par leurs soins en 1972.

Ainsi qu'une 512 BB châssis 37351.

D'autres Ferrari étaient dissimulées un peu partout dans le salon comme cette 275GTS châssis 06977, Dino 246GT ou cette 250 GT Lusso châssis 4503GT.

Chez Fiskens, trois Bentley sont à l'honneur. La première est une Speed six .Elle est connue pour être la plus victorieuse des machines de WO Bentley avec un palmarès fort de deux victoires au Mans en 1929 et 1930 et de nombreux record de vitesse en Angleterre.

Le modèle exposé (châssis FR2630) fabriqué en 1929 n'a subit aucune transformation contrairement au grand nombre de carrosseries originales de l'époque. Elle a conservé sa carrosserie fermée,ce qui en fait un modèle très rare et présente un état de conservation exceptionnel puisque tout les composants mécaniques majeurs sont d'origine.

La deuxième est une Bentley 3 litres châssis 1138 de 1925 qui à la particularité d'être la première voiture "usine" engagée par la marque aux 24h du Mans. En 2001 une restauration complète et précise est réalisée lui permettant de remporter l'édition 2004 du "Bentley Drivers Club Concours" à Hatfield House.

La troisième est une autre Bentley 3 litres châssis AH 1493 de 1926 qui reçu par la suite le fabuleux 4½ litres.

Une autre anglaise, la Jaguar Lister Costin châssis BHL 122 de 1959.

Dans les mêmes tons une Ford GT40 châssis P/1003.

La monoplace Ligier JS11/15 ex Didier Pironi sponsorisée par une marque de cigarette qui nous rappelle que c'était autorisé à l'époque.

Les italiennes sont naturellement bien représentées avec cette Maserati 200SI  châssis 2427,

et la Siata 208S châssis BS 525  de 1953 produite à seulement 35 exemplaires. Cette marque méconnue bâtit sa réputation dans un premier temps en augmentant les performances de véhicules Fiat et Alfa-Roméo d'avant guerre. Cependant en 1952 suite à la production par Fiat d'un moteur V8 ,la société se lança dans un ambitieux programme de design et construction de son propre châssis pour le marier avec ce merveilleux 8 cylindres. Cela donna naissance à la Siata 208S.

L'exemplaire ci dessous fût présenté dans le magazine "Road and Track" en 1970 et connue une profonde restauration à la fin des années 80.Elle fait partie d'une des plus grande collection d'Europe.

Une Ferrari 275 GTB/C châssis 07437 de 1965 qui fait partie des dix châssis légers répertoriés "Competitzione Cliente" par l'usine. On peut la  distinguer des modèles de série grâce au remplissage d'essence et aux ouiesincorporées  sur les flancs des ailes arrières de la carrosserie en aluminium.07437est l'un des deux sur la production totale de dix à posséder un pedigree en compétition.

De nos jours elle s'est montrée très compétitive dans des manifestations aussi prestigieuses que la Goodwood Revival et la Le Mans Classic.

Autre voiture destinée à la compétition mais dans un autre registre,la Dino 206 SP châssis 032 de 1967.

Cette "mini 330 P3" apparue en 1966 est construite par la carrosserie Sport Cars de Piero Drogo.

Malheureusement l'artisan Italien ne réussira pas à produire les 50 exemplaires demandés pour son homologation en catégorie "Sport".Ne pouvant pas courir dans le Groupe 4 elle s'engagea en "Sport Prototype" d'où son appellation. 032 est la dernière 206 SP produite.

Tradex, négociant spécialisé en voitures de course italiennes frappe fort en présentant des voitures très intéressantes.

Maserati 300S châssis 3061 de 1955.

Cette voiture livrée en Février 1955 pour le compte du pilote privé Cesare Perdisa obtient de bon résultat puisqu'elle termine 4eme aux 12h de Sebring, elle porte alors le numéro 36. En 1956 le Tandem Pietro Pottino/Clemente Ravetto l'amène à la 5eme place de la célèbre Targa Florio. Elle participe aussi au GP de Cuba 1958 mais ne réussit pas à faire mieux qu'une 26eme place.

Par la suite, elle se retira de la course pour passer plus de 35 ans dans le sud de la France avant de rejoindre les Etats Unis. Elle est aujourd'hui avec le numéro 108 dans sa configuration Targa Florio 1956 .

Maserati A 6 GCS Mille Miglia châssis 2082 de 1954 qui participa en 1955 (sans jamais finir la course)aux 24 Heures du Mans aux mains de l'équipage Carlo Tomasi/Fransesco Giardini pour le compte de l'officine Alfieri Maserati.

Maserati A6G 1500 châssis 052.

Cette voiture qui à l'origine était une "barchetta" et qui servi de voiture de développement est désignée comme un prototype d'usine. En 1948 elle est envoyée à Milan chez la Carrosserie Zagato" pour être transformée. Il en ressort un coupé "Panoramica"avec de généreuses surfaces vitrées. ( Il effectuera par la suite un traitement semblable sur la Ferrari 166MM 0018M).Si on s'attarde sur les numéros de série, 052 serait le deuxième de la liste. Mais, compte tenu que 051 avait précédemment été classifié comme un Tipo 6CS/46 on peut considérer que 052 est le premier de la série des A6 1500.En tout cas,cette voiture marque le début de la coopération entre Maserati et Zagato.

On aime ou on aime pas,cependant se retrouver devant la première Maserati Zagato peut générer une certaine émotion.

Ferrari 246/196 SP châssis 0790

Désignée à l'origine comme une 246SP cette voiture née pour la course s'est brillamment illustrée durant toute sa carrière sportive. Elle commença en 1961 par une victoire à la Targa Florio aux mains de W.Von Trips et O.Gendebien et une 3eme place aux 1000km de Nurburgring .En 1962 elle est carrossée en version "short nose" et gagne la course allemande avec le numéro 92.

C'est en 1963 qu'elle est convertie en 196 SP en subissant quelques modifications à l'avant et à l'arrière. Edoardo Lueldi remporte à son volant cette même année de nombreuses courses de cote et la "Coppa FISA" à Monza.

Au début des années 2000 elle participa régulièrement au très prestigieux concours d'élégance Cavallino Classic,remportant en 2003 le "Best of Show" dans la catégorie compétition (avec une autre face avant).Aujourd'hui elle a retrouvé sa configuration de 1962. 

Ferrari Dino 196 S châssis 0776.

Contrairement à la voiture précédente elle a connu une carrière sportive moins intense. Elle porte le numéro 172 qui fait référence à la 7eme place qu'ont obtenu Pedro et Ricardo Rodriguez à la Targo Florio 1960.

En 1990,à l'époque ou les Ferrari subissaient une inflation spectaculaire elle changea de main pour presque 4.000.000 de Dollars. Elle participe de nos jours à de nombreuses courses historiques et évènements comme les Modena Track Days où je l'ai vue l'année dernière. Cette merveille appartient semble t'il à Alex Birkenstock (les célèbres chaussures).

312 B3 "Spazzaneve" de 1973.

Cette voiture dessinée par Mauro Forghieri aux allures de chasse neige (d'où le surnom "spazzaneve") est apparue pour la saison 1973 de Formule 1  en remplacement de la 312 B2. Malheureusement (ou heureusement!!) ses nombreux problèmes de stabilité l'empêchèrent de s'aligner au départ d'un Grand Prix.

Ferrari 250 Monza châssis 0466 de 1954 dont la restauration sera sûrement très coûteuse et sur laquelle je ne vais pas trop m'attarder. (peut être dans quelques années).Impressionnant quand même!

Le Zurichois Lukas Huni proposait comme à son habitude de très belles autos. Trois françaises ont d'abord attiré mon attention.

La première est une Talbo Lago Grans Sport châssis 110152 de 1950.

Achetée en châssis nu par Michel Collange et Robert Huguet (associés dans la concession Simca de Clermont Ferrant) elle prend rapidement la forme  d'un coupé en tôle d'aluminium grâce à la carrosserie  Nerret dans le Puy de Dôme .Cette voiture participa à différentes courses comme le rallye Lyon-Charbonnières aux mains de Michaud et Jean Estager au cours des années 1951,1952 et 1953.

Malheureusement sa carrière sportive fut  brutalement arrêté par un incendie dû à un court -circuit dans le coffre arrière,alors que J.Estager se rendait au rallye des Gentianes. La carrosserie étant irrécupérable et sur les conseils de Jean Rosier concessionnaire également à Clermont Ferrant et accessoirement vainqueur des 24 heures du Mans 1950 (rien que ca !!),les propriétaires confièrent leur voiture à un artisan italien du nom de Motto. C'est à ce moment qu'apparue cette magnifique et unique barquette en aluminium.  

Pour les plus curieux, un très bel ouvrage retrace en détail la carrière de cette voiture,il s'agit de "Talbot-Lago" publié aux éditions Howald.

La deuxième est une Talbot Lago Monoplace Décalée (poste de pilotage sur la droite) de 1939. Elle porte le n° de châssis 90130.Son moteur est un  6 cylindres de 4482 cc développant 240ch.

La troisième est une Delage 2LCV Grand Prix  de 1924 habillée d'une caisse en aluminium bouchonné. Elle possède un 12 cylindres en V de 2l de cylindrée. La légende dit qu'en 1924,elle aurait fait naître chez Enzo Ferrari (alors à Monthléry pour le compte de l'équipe Alfa Roméo) son attachement pour les V12.( Je veux bien, mais bon...) 

A coté, cette spectaculaire Jaguar XK 120"Supersonic" de 1952. Réalisée par Ghia,son design très futuriste est l'oeuvre de Giovanni Savonuzzi. Cette carrosserie d'inspiration aéronautique habilla seulement 3 Jaguar. D'autres voitures comme la Fiat 8v ont pu bénéficier du même traitement. 

La voiture présentée ici (679768) elle celle qui fût exposée au Salon de Paris 1954. Elle participa à de nombreux concours d'élégance et fût primée entre autre à Bagatelle en 1996,date à laquelle je l'ai croisé pour la première fois.

Elle fait l'objet d'un article complet dans le magazine Automobiles Classiques n°80.

Du coté des Italiennes on pouvait admirer cette Maserati A6G CS Fantuzzi châssis 2072 dont l'historique est peu connue .Elle eu que trois propriétaires depuis 1954.Ces vingt dernières années elle a fait partie de collections privées suisses.

On reste dans le rouge avec une Alfa Roméo qui malgré ses années présente une grande forme.

A coté deux Ferrari sont alignées. Une 250 GT SWB Competition (châssis court) de 1961.Contrairement aux versions routières en acier dites "Lusso",les versions destinées à la compétition disposaient d'une carrosserie en aluminium et d'un moteur plus affûté. C'est le cas de cette voiture ( châssis n° 3005GT) qui a couru pour le N.A.R.T (North American Racing Team).

La seconde est une 250 GT LWB (châssis long) de 1958 appelée aussi "Tour de France"(TDF). Elle fût livrée à New York en 1959 et son premier propriétaire George Arentz la pilota de façon intensive durant les saisons 1959 et 1960. Restaurée entre 1988 et 1991 elle a conservé sa couleur d'origine est présente une très belle patine.

Il s'agit du  n°1141GT.

Une deuxième 250 GT TDF (909GT ) chez Klaus Werner.

Elle arbore le numéro avec lequel elle participa en 2007 au "Ferrari Maserati Historic Challenge" sur le circuit du Mugello.

juste à coté cette 275 GTB châssis n° 08457 dont les arceaux confirment sa vocation course.

Elle participa aux 1000Km de Nurburgring 1966 en finissant première de sa classe. Elle portait alors le numéro 98.

Non loin cette Maserati Tipo 61 Birdcage châssis n°2454 qui a été vue à Goodwood l'année dernière.

et cette Bugatti T50C Torpedo.

Bugatti est d'ailleurs bien représenté cette année avec ces Type 35,

Type 55,

Type 57 Atalante,

Type 57 "Ventoux"

Sport et Collection, l'organisateur de "500 Ferrari contre le cancer" exposait une très belle Ferrari Daytona GR4

et une rarissime 712 CAN AM (1010) ex Mario Andretti.( 3 exemplaires)

En face, Equipe Europe avec un stand axé sur la course nous présente une Lola T280 et une Kremer sur base Porsche qui possède une couleur originale.

On reste dans le "flashy" avec cette très belle Porsche 917 chez Le Mans Classic.

La branche "Véhicules Historiques" de la FFSA (Fédération Francaise du Sport Automobile) célébrait les 60 ans de sport automobile avec deux March.

March engineering a été fondée en 1969 par 4 hommes dont les initiales ont servi à la création du nom:Max Mosley,Alan Rees,Graham Coaker,Robin Herd,chacun ayant sa fonction au sein du Team. Max s'occupait de la partie commerciale,Alan était le manager,Graham supervisait la production tandis que Robin était le designer de l'équipe.

La première est une  73 S de 1973.Cette voiture courut dans la catégorie Sport Prototype et possède un moteur d'origine BMW qui développe 290 ch. Son poids de 600 kg en fait une automobile très performante.

La seconde est une Monoplace de Formule 3, la 793 de 1979 châssis n°12.

Dès ses débuts en 1979 elle est victorieuse à six reprises aux mains d'Andrea De Cesaris au sein du championnat britannique Vandervell et obtient une troisième place au Grand Prix de Monaco. Par la suite,elle participe avec le team "Brambilla"au championnat Italien de Formule 3.Frédéric Da Rocha son actuel propriétaire la confie en 2011 au team "Chateaux Sport Auto" chargé de la développer et la fiabiliser au sein du trophée F3Classic français.

Également cette Porsche

Je me rend rapidement compte que la diversité de Rétromobile est impressionnante. Sont parfois mélangées dans ce labyrinthe géant des voitures très différentes et on peut être très vite désorienté.

Motor Sport Evènements exposait cette magnifique Porsche 910

une Lancia Stratos et une Chevrolet Corvette Stingray qui participa au Tour Auto l'année dernière.

Non loin ,des modèles plus classiques comme cette Delage 15 S8 Grand Prix de 1937

ou cette voiture bleu foncé que je ne connais pas,ont attiré mon attention comme ces deux Delahaye du Hall 2. Il s'agit d'une 135 MS Cabriolet carrossée par Saoutchik et d'une 235.

Mais celle qui m'aura intrigué le plus est cette Alfa Roméo sans portières.

Il s'agit d'une création unique sur la base d'une Alfa Roméo 1900 SS réalisée par Ghia-Aigle en 1956.Sa carrosserie dont la seule partie ouvrante est le capot moteur est entièrement en aluminium. Son dessin avait pour vocation de rappeler la ligne des canots Riva.

Si vous avez envie d'en savoir plus, son histoire très originale est racontée dans un article du magazine Rétroviseur n°275.

Je finis ce tour des stands avec encore deux italiennes. Une Fiat 1500 qui avec son numéro 37 participa à l'édition de 1950 des 24h du Mans,

et chez Lancia Héritage une Lancia Lambda Mille Miglia spider usine de 1929 Habillée par Zagato.

Ce chef d'oeuvre de Vincenzo Lancia participa aux Mille Miglia 1929 où elle termina 4eme au classement général et première de sa catégorie.

 

 

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Comme l'an passé,la maison Artcurial organisait au sein même du salon,leur célèbre vente aux enchères. Le pass Presse m'a permis cette année d'y accéder et m'a évité l'achat du (coûteux)catalogue qui fait office de laissez-passer. La présentation des véhicules s'est amélioré dans l'ensemble mais des efforts peuvent être encore effectué.  Trop de véhicules sont encore les uns sur les autres et difficiles à photographier. En conséquence, j'ai parfois fais l'impasse sur de très belles voitures.

Aux dires des spécialistes la vente aura été très bonne,( 14 000 000 € ) en voici quelques exemples.

Delahaye 135 MS Cabriolet de 1947 adjugée 333 000 €

Pontiac Chieftain Deluxe Station Wagon adjugée 19 000 €

Cadillac Série 62 cabriolet de 1948 adjugée 71 000 €

Imperiel Newport C 69 Coupé Hardtop de 1955 adjugée 47000 €

Fiat 1100 S Zagato de 1947 adjugée 131000 €

Bizzarrini 5300 GT  Strada de 1967 adjugée 351 000 €

Maserati Merak SS adjugée 44 000 €

Maserati 3500 GT Spider Vignale de 1960 invendue

Maserati Ghibli 4,7 litres coupé de 1968 adjugée 65 000 €

Maserati 3500 GTi  Sebring coupé Vignale de 1964 adjugée 52 000 €

Ferrari 365 GTB/4 Daytona châssis 12943 de 1959 adjugée 274 000 €

Ferrari 250 GT coupé Boano châssis 0543 GT de 1956 adjugée 477 000 €

Ferrari 250 GTE série 3 coupé Pininfarina châssis 4177GT de 1962 adjugée 166 000 €

Ferrari 250 GT California châssis 1283 GT de 1959 adjugée 4 500 000 €

C'est LA star de cette vente aux enchères et ce n'est pas sans émotion que je vous en parle puisque comme je vous l'ai déjà dit,c'est ma première ( "vraie") Ferrari,celle qui a déclenché la passion qui m'anime aujourd'hui pour cette marque.

Je ne vais pas faire un descriptif détaillé de cette merveille (un article lui est entièrement consacré dans le magazine Automobiles Classiques de ce mois ci) mais plutôt vous montrer comment elle était lorsque je l'ai croisé il y a quelques années.

1994, ma première photo...

...(Marc,tu t'en souviens?)

Le Hard top comme la capote lui va à merveille.

Et voici le coeur de la bête,un magnifique V12.

 

C'est ainsi que se termine ce reportage et s'il fallait qu'un mot pour désigner cette 37eme édition je dirais "GRANDIOSE" mais ça vous vous en êtes surement rendu compte!!

 

Enfin, je tiens à remercier Anne Quemy du service presse qui m'a accordé une accréditation et fourni les dossiers de presse. Merci également aux exposants qui m'ont permis  grâce à leur disponibilité et leurs fiches descriptives  d'en apprendre beaucoup sur ces véhicules. Lesdites fiches qui m'ont aidé en partie à réaliser ce reportage( et accessoirement de m'améliorer en anglais). Si malgré mes efforts certains textes contiennent des erreurs, merci de me les signaler.