Du 3 au 7 Février 2016 se déroulait au sein du Parc des expositions de Paris la 41ème édition du Salon Rétromobile.

Apres avoir louper pour raisons professionnelles les trois dernières éditions c'est avec une  immense joie que je redécouvre la Porte de Versailles. Toujours considéré comme un événement majeur dans le domaine du véhicule  de collection ce salon permet de découvrir toute sorte de véhicules. Qu'ils soient anciens, de course, populaires, insolites ou de prestige, il y en a pour tout les gouts et c'est de cette diversité que Rétromobile tire sa force. Comme à son habitude le programme était à la hauteur de mes espérances, avec de véritables coups de cœur.

Cette année encore les organisateurs avaient préparé de nombreuses expositions à thèmes pour animer notre passion. On pouvait voir entre autres:

- "ELLE ONT CENT ANS ET ROULENT TOUJOURS", 6 voitures plus que centenaires en excellent états de marche,

- "LES VEHICULES RHOMBOÏDES":  5 voitures uniques dont l'architecture est surprenante,

- "MONSTRES DE RECORDS": 3 bolides d'antan aux cylindrées hors normes sortis du National Motor Museum of Beaulieu,

- "UNE FEMME, UNE COLLECTION": une partie de la collection d'une passionnée, Julia de Baldanza,

- "HOMMAGE A PHILIPPE CHARBONNEAUX": plusieurs réalisations du célèbre designer français.

- "LES 110 ANS D'HISTOIRE DE L'AUTOMOBILE CLUB DE L'OUEST: plusieurs voitures ayant participé aux 24h du Mans

 

Formidable vecteur de communication, cette manifestation permet aussi à certains constructeurs de mettre à l'honneur leur passé, de célébrer un anniversaire ou de mettre l'accent sur une thématique particulière. Parmi eux on pouvait voir Bugatti, avec la spectaculaire Vision Gran Turismo, Mercedes, Porsche, Renault qui célèbrait cette année ses 115 ans de sport automobile ainsi que Maserati.

De nombreux stands de clubs comme l'Automobile Club de l'Ouest ou d'exposants comme Sport et collection, Fiskens ,Axel Schuette, JD Classics pour ne citer qu'eux, proposaient aussi de très belles voitures, l'occasion de découvrir encore de nouvelles Ferrari.

Enfin, la maison Artcurial organisait au sein même du salon sa traditionnelle vente aux enchères avec en vedette la Ferrari 335S Spider Scaglietti châssis 0674 ayant appartenu au regretté.......Pierre Bardinon, le plus grand collectionneur français de Ferrari.

 

Bonne lecture.

 

 

Pour sa 41ème édition Rétromobile, véritable temple des belles anciennes, accueillait et mettait au défi des voitures venues d’un autre temps. Cette année le salon et le club Les Teuf-Teuf s'étaient associés pour présenter des automobiles plus que centenaires .

Brouhot et Cie de 1908

Ce petit constructeur était installé dans le Cher dans la ville de Vierzon. C'est en 1898 que sorti  de l'atelier ,la première Brouhot , la petite industrie ferma ses portes en 1910. Le modèle présenté est un Double Phaeton ,son moteur est un 2 cylindres de 10 cv.

Richard Brasier de 1903

Cette voiture est née de l’association de deux constructeurs d’automobiles : Charles Henri Brasier et Georges Richard. C’est au volant de la Richard Brasier 80 cv que le pilote Léon Thery remporta la coupe Gordon Bennett en 1904. Le modèle présenté est habillé d’une carrosserie « Tonneau » et propulsé par un moteur bicylindre 12 cv de 1700 cm3.

Corre de 1905

Ce constructeur installé dans l’ouest parisien construisit sa première automobile en 1901. Il avait la réputation de proposer des modèles économiques et robustes comme le modèle présenté avec sa carrosserie ouverte « Tonneau » et son moteur De Dion Bouton monocylindre.

Renault de 1902

Le premier prototype construit par Louis Renault date de 1898. La petite voiture était équipée d’un monocylindre De Dion Bouton de 273 cm3 et se propulsait à 50 km/h. A cette époque, le jeune Louis ne se doutait pas que 117 ans plus tard, Renault représenterait un empire industriel international. Le modèle présenté signé Kelner est une superbe limousine de voyage datant de  1912 . Bois précieux, marqueterie fine, cuivre et cuir ouvragés sont au rendez-vous. La mécanique est un imposant 4 cylindres de 5 litres.

 

Grégoire Type 70/4 de 1910

Grégoire, constructeur automobile de 1902 à 1924, est l'un des nombreux constructeurs automobiles implantés en région parisienne au début de XXe siècle.58 Grégoire sont recensées aujourd'hui dans le monde et seulement 28 circulent sur les 20 000 construites.

Ce modèle possède un 4 cylindres de 2,2 litres développant 18 CV accomplé à une boîte de vitesses :3 vitesses + marche arrière. Elle peut atteindre les 80 km/h

de Dion Bouton type DI de 1912

Véritable invitation au voyage, cet élégant torpédo était motorisé par un 4 cylindres de 1100 cm3 et disposait d’une boite de vitesse à 4 rapports..

 

 

Depuis que l'automobile est née, les ingénieurs ne cessent d'innover en imaginant toujours de nouvelles solutions techniques qui parfois arrivent à nous surprendre. C'est le cas des automobiles à train roulant « Rhomboïde » dont le concept  est d'avoir les quatre roues positionnées en losange. C'est Gabriel Voisin, pionnier de l’aéronautique et constructeur d’automobiles, qui a pensé et conçu les premiers plans d’une voiture à roues en losange, il a baptisé ce projet « Voiture de l’Avenir ». Depuis, ce concept hors norme est toujours d’actualité car la dernière réalisation de véhicule à configuration Rhomboïde date de 2007.

Cinq "Bizarreries" étaient présentées:

Alamagny de 1947

Cette voiture à la particularité d'avoir une carrosserie en aluminium symétrique, l’avant et l’arrière sont identiques. Ses premiers tours de roues ont eu lieu sur l’autodrome de Montlhéry.

  

Pininfarina X de 1960

Elle a été dessinée par l’ingénieur Alberto Morelli. Ce prototype a fait l’objet d’une étude de carrosserie aérodynamique très aboutie.

Automodule de 1968

Conçue par Jean Pierre Ponthieu pour une opération publicitaire, cette étrange voiture sphérique échappée d’un film de sciences fiction des années 70, avait la particularité de se dresser sur ses trains roulants et de pouvoir tourner sur elle-même.

City de 1996

Prototype d'une mini voiture citadine électrique à carrosserie coulissante, conçue par le grand designer français Philippe Charbonneaux.

Ellipsis de 1990

Elle est également l'œuvre de Philippe Charbonneaux. Elle a été conçue avec une carrosserie à la forme ovoïde pour optimiser la protection des passagers en cas de choc.

 

 

La vitesse a toujours été un véritable leitmotiv des constructeurs, aujourd’hui comme hier. Pas si loin des performances de certaines voitures contemporaines, les voitures d’antan n’étaient pas en reste. Sorties du National Motor Museum of Beaulieu, les 3 voitures de records présentées en sont les principaux témoins.

Cette Napier de 1903 est la plus ancienne voiture de course britannique qui a survécu jusqu’à aujourd’hui. Son moteur est un  impressionnant moteur 4 cylindres de 7,7 litres! Elle participa, entre autre, à la célèbre course de la Coupe Gordon Benett de 1903. C’est à son volant que le pilote Charles Jarrott, alors qu’il était en pleine accélération, fit une embardée et finit par se retourner dans le fossé. Lui et son copilote furent blessés et la Napier partiellement détruite. C’est le pilote belge Camille Jenatzy qui remporta la course au volant de sa Mercedes. C’est ce même pilote qui fit le premier à dépasser les 100 k/h aux commandes de la voiture électrique La Jamais Contente en 1899. Par la suite la Napier traversa l’océan pour l’Amérique et c’est en 1987 qu’elle retrouva son pays d’origine dans la collection du National Motor Museum of Beaulieu.

Qui se souvient du jour où, pour la première fois, une automobile a frôlé la vitesse mythique des 200 kilomètres par heure ? L’évènement s’est déroulé aux États-Unis en Floride il y a 110 ans à bord de la Darracq V8. À cette époque, les constructeurs s’affrontaient sur le champ de bataille de la vitesse pure. En 1905, c’est l’effervescence dans les ateliers Darracq à Suresnes : l’ingénieur mécanicien Ribeyrolles accouple 2 blocs moteurs 4 cylindres sur une base commune et crée ainsi un énorme 8 cylindres en V dans l’espoir de pouvoir aller plus vite que les autres. C’est à la fin du mois de Janvier 1906 que le pilote français Victor Demogeot démarra l’énorme moteur de sa Darracq. Cette impressionnante automobile française représentait la puissance mécanique à l’état brut. Son châssis nu sans freins à l’avant, offrait deux places assises et l’absence totale de carrosserie laissait à l’air libre le gros moteur V8 surmonté de son réservoir d’essence en forme d’obus. Après un court instant de chauffe Victor Demogeot poussa la manette de l’accélérateur à fond. Dans un bruit de tonnerre le gros V8 de 25 litres et demi de cylindrée lâcha ses 200 chevaux et s’élança sur la piste de terre pour atteindre la vitesse de 197 km/h.

Cette Fiat S 76 voiture de record surnommée "la bête de Turin", fut conçue par FIAT en 1911 pour concurrencer la puissante Blitzen Benz 200 cv. Deux exemplaires de ce monstre mécanique furent construits. Les ingénieurs italiens de l’époque montèrent sur un châssis un imposant moteur qui, à l’origine, était conçu pour propulser des ballons dirigeables : 4 cylindres, pratiquement 30 litres de cylindrée, 300 cv à 1900 tr/min pour un poids de près d’une tonne. Ce moteur était un véritable monument de métal.

Malgré des essais inquiétants, Fiat engagea le grand pilote italien Pietro Bordino, qui à son tour tenta plusieurs records de vitesse maximale sans jamais réussir à battre la Blitzen Benz. Bordino arrêta l'aventure fin 1911 car il eut la frayeur de sa vie quand l’énorme FIAT dérapa à plus de 180 km/h pour finir sa course enlisée dans le sable de la plage de Saltburn. Par la suite, cette voiture indomptable fut vendue au prince russe Boris Soukhanoff . A son tour, il tenta des records. Il atteignit plus de 210 km/h à Ostende en décembre 1913, battant ainsi le record sur le kilomètre établi de la Blitzen Benz. Il raconta que la voiture était impressionnante à l’arrêt et terrifiante à conduire. Il fallait se battre en permanence pour maintenir le fauve en ligne droite mais qu'il était impossible de faire quoique ce soit en virage du fait du poids de l’énorme moteur et du freinage inexistant. La voiture fut renvoyée à Turin fin 1913 après que le prince Soukhanoff soit passé très près de la mort à Brooklands. Par la suite la FIAT S 76 fut vendue au Mexique puis finalement traversa les océans pour arriver en Australie. Et c’est très loin de son pays d’origine qu’elle termina finalement sa course folle détruite dans un grave accident.

La deuxième S76 était restée en réserve chez Fiat. Les ingénieurs italiens décidèrent de neutraliser cette bête infernale. La voiture fut réformée en 1920 puis démontée. Par respect d’une prouesse technique, seul l’imposant moteur fut conservé. Pratiquement un siècle plus tard, Duncan Pittaway, un anglais qui se passionnait pour l’histoire de la FIAT S76 passa des années à rechercher la trace de cette fabuleuse voiture. Son acharnement et sa patience le menèrent sur la piste d’un châssis retrouvé dans le fond d’un garage en Australie, vraisemblablement celui de la Fiat accidenté et d’un moteur qui fut conservé dans les années 20 par FIAT. Notre collectionneur rassembla ces vestiges historiques et redonna vie à la FIAT S76...

 

 

 

Parmi les thèmes proposés cette année ,Rétromobile décida de mettre à l’honneur les femmes en exposant une partie de la collection de Julia de Baldanza ,une passionnée d'automobile qui n'est pas qu'une collectionneuse, mais aussi une pilote ! Amoureuse de ce monde souvent réservé aux hommes depuis son plus jeune âge c'est à partir de  2002 qu'elle participe avec ses autos de collection à de nombreuses courses historiques en Europe (Goodwood Revival, Grand Prix de Monaco Historique, Le Mans Classic...). Des épreuves où elle excelle et atteint régulièrement le Top 3 de sa catégorie.

La collection commence par cette Frazer Nash Le Mans coupé date de 1955, qui comme son nom l'indique, participa au Mans en 1959.

On reste dans la course et en 1955 avec une Alta 1,5 GP, monoplace qui apparue dans le film « Masque de poussière” tourné à Goodwood en 1954. Elle fut exportée ensuite en Australie.

Victorieuse dans de nombreuses courses de cotes, aux mains de Patsy Burt entre 1966 et 1970 ,cette McLaren M3A de 1965 est dotée d'un moteur 5 litres et fut acquise en 2008 par Julia de Baldanza. Seulement 3 exemplaires furent construit.

Seule italienne mais pas des moindres, cette Maserati A6GCM, châssis 2033 de 1951 était dans un état exceptionnel. Il s'agit de la première Maserati sans compresseur.

Deux Bugatti viennent compléter le tableau, la première est un cabriolet fiacre T 40 "Lidia" châssis 40623 de 1928 .Elle a été construite en cachette par Jean Bugatti pour sa soeur Lydia, dans les ateliers où d'habitude sont réalisés les attelages du Patron. Lorsque Ettore découvre le projet, il est séduit et décide d'appliquer ce style à plusieurs autres modèles... Il est évident que cette voiture constitue l'une des premières créations personnelles de Jean qui prend une part de plus en plus active à la marche de l'usine depuis 1927, date à laquelle il crée l'atelier de carrosserie. On notera que le moteur est équipé d'un compresseur.

Elle est restée dans la famille Bugatti jusque dans les années 70 . La seconde est une 35B  de 1929 (châssis 4965).

Voisin est également représenté avec cette C14 Chartre demi berline de 1930 (châssis 28674), l'un des deux modèles existants. Gagnante de sa catégorie à Peeble Beach, 2ème dans la catégorie "Iconoclastic interiors” à Chantilly 2015, elle apparait dans le film "Docteur Jekyll et Mr Hyde".

Enfin, la plus ancienne de la collection qui date de 1922. Il s'agit d'une Wolseley Coupé Docteur, l'un des trois modèles existants.

 

 

 

Né en 1917 à Reims, Philippe Charbonneaux consacra dès son plus jeune âge ses loisirs à inventer et dessiner des autos et des avions. Pendant ses vacances, et de sa propre initiative, il allait présenter ses croquis aux plus grands carrossiers de l’époque. A la fin de la seconde guerre mondiale, il réalisait régulièrement les dessins des couvertures des revues importantes de l’époque comme « Sciences et vie » et « Le Monde Illustré ». Styliste de la marque Delahaye dès 1946, c'est en 1948 qu'il dessine pour la marque française un de ses modèles phare, la 135. En 1949 il part aux États-Unis rejoindre l’équipe du centre de style de la General Motors ou il dessine les premières esquisses de carrosseries qui vont donner naissance à la célèbre Chevrolet Corvette de 1953. En 1950, de retour en France Philippe Charbonneaux dessine la toute nouvelle carrosserie du style « ponton » pour le nouveau modèle de la Delahaye 235. En 1960, il est appelé par la Régie Renault, il va créer le service de style au Centre Technique de Rueil et c’est à ce moment qu’il dessinera les nouveaux modèles, la Renault 8 et la Renault 16. Le designer français est aussi l'auteur des lignes des Citroën présidentielles.

Parmi les nombreuses créations pouvant témoigner de son immense talent, on pouvait admirer dans les allées du Salon une Delahaye 235,

une étrange Citroën 2cv de 1953,

cette unique Salmson 2300 S de 1953

et ces deux voitures conçues en 1948 à la demande du grand pilote français de l’entre-deux guerres , Jean Pierre Wimille.

Trois prototypes Jean Pierre Wimille furent construits ,le premier (non présenté ici) construit dès 1946 avait un style plutôt rudimentaire et Wimille décida alors de confier à Philippe Charbonneaux le style des autres prototypes. Ces derniers étaient équipés d'un moteur Ford contrairement au premier qui avait une motorisation française. Le véhicule gris est le prototype n°2, le bleu est le N°3.

Mais le plus impressionnant de cette exposition est sans aucun doute ce camion publicitaire "Pathé-Marconi" réalisé par le carrossier Jean Antem durant deux années et livré en 1952.

Porte-étendard de la marque dans les années 50 ce bus était utilisé par les compagnons de la chanson pendant les Tour de France Cycliste ,comme véhicule promotionnel .Des concerts ( Edith Piaf, Dario Moreno..) étaient organisés autour de celui ci ,à l'issue de chaque étape. A l'intérieur, un bar pouvait accueillir les invités et une scène était aménagée pour les artistes. A l'arrière du véhicule et caché de l'extérieur, un mini ascenseur permettait aux chanteurs d'accéder au toit pour se produire devant le public!

 

 

 

Cette année l'Automobile Club de l'Ouest fêtait ses 110 ans d’histoire (1906-2016). A cette occasion, une partie de sa collection était présentée. Les voitures étaient exposées de chaque coté de  la passerelle qui mène du Hall 1 au Hall 2.2 à travers une scénographie plutôt bien étudiée et recherchée.

Le plateau était composé de cette Chenard & Walcker Tank, engagée au Mans en 1925,

d'une Ferrari 166 MM, châssis 0014M, réplique de celle qui gagna ( 008M ) dans la Sarthe en 1949

de la Matra MS 670B vainqueur des 24h du Mans 1974 aux mains de Larousse et Pescarolo,

et d'une DB Panhard HBR4 qui remporta l'indice de performance en 1961.

Il y avait également plusieurs  Porsche, une 911 RSR, victorieuse de la catégorie LM GTE Am aux 24 Heures du Mans 2013,

une 908 qui a servi à rapporter des images destinées au film de Steeve McQueen "Le Mans",

et une 904 GTS utilisée par Michelin pour ses essaies de pneumatiques.

Ma préférée étant cette (unique) Dino Berlinetta Speciale que j'avais déjà croisé au Salon de Genève en 2013.

 

 

Parmi les constructeurs présents cette année, Renault est sans aucun doute celui qui a était le plus démonstratif en présentant pas moins de 15 véhicules. Alors que la marque au losange annonce cette année son grand retour en Formule 1, elle célèbre aussi ses 115 ans de sport automobile.

La plus ancienne était cette réplique de Type AK de 1906, son 4 cylindres de 90ch lui permettait d'atteindre les 150 km/h.

On arrive ensuite dans les années 20 où tout constructeur qui se respecte devait se lancer dans la course aux records, dont la vogue est encouragée par la construction d'anneaux de vitesse. En France, celui de Montlhéry, réalisé en 1924, devient le théâtre d'affrontements à grands renforts de chronomètre. Pour y participer, Renault s'appuie sur le fleuron de la gamme, la 40cv et son énorme moteur de 9 litres.

Une première campagne a lieu en 1929 avec un torpédo pratiquement de série qui décroche le record du tour à 178.475km/h, puis les 24 heures à 141.03km/h. En 1926, les ingénieurs responsables de l'opération lancent sur l'anneau une 40cv beaucoup mieux profilée à carrosserie monoplace et dont le radiateur est ramené derrière le moteur. Ainsi modifiée la voiture s'attribue les 50 miles à 190.013 km/h et les 24h à 173.649km/h de moyenne une performance jamais atteinte par aucune voiture sur une telle distance. Au passage la 40cv s'approprie de nombreux autres records: ceux des 1000 et 2000 miles et également ceux des 2000, 3000, et 4000 kilomètres, c'est un très grand succès pour Renault. Louis Renault fier de l'exploit la fera exposer dans toutes les villes de France.

La voiture exposée est une réplique exacte de la voiture des records, réalisée dans les années 70.

Dans les années 30 apparaissent les Nerva qui correspondent à la gamme des huit cylindres. Elles complètent les Reinastella avant de leur succéder. En 1932 apparait une version plus légère et plus courte, la Nervasport qui se distingue lors d'épreuve d'endurance. Engagée en 1933 au Monte Carlo une des trois Nervasport manque de très peu la seconde place.

Deux ans plus tard en 1935, Renault engage sept voitures dont deux Nervasport dont l'une remporte la victoire.

Devant les succès de la 4 CV en compétition une version poussée sera développée, la 1063.La voiture exposée est la réplique de celle qui a remporté la catégorie 750 cm3 lors des 24h du Mans 1951.

En France, la société Turboméca, s'est fait une belle réputation de spécialiste de la turbine en équipant les hélicoptères alouette. Soucieuse de se faire connaitre du grand public, elle cherche un vecteur de communication original et pertinent. L'automobile lui apparait être l'idéal.

Obtenant l'accord du PDG de Renault, Turboméca équipe une voiture de record d'une de ses turbines. Grace à elle l'entreprise va se faire connaitre et grâce a cette turbine, la marque française va se doter d'une image de constructeur à technologie novatrice.

Autour d'une turbine de 270ch nait l'étoile filante, à structure tubulaire habillée de polyester. Le rêve deviendra réalité quand, le 5 septembre 1956, le sifflement de la turbine résonne sur le lac salé de Bonneville aux USA. L'ingénieur-pilote Jean Hebert vient de battre le record de vitesse pour ce type de véhicule:306.9 km/h pour le kilomètre.

Ce record permet à Renault d'acquérir une notoriété immédiatement exploitée en Europe et aux USA pour y lancer la Dauphine.

Tiens justement, la voiture ci dessous est la réplique de celle qui remporta en 1958 le rallye Monte Carlo.

On revient dans l'aérodynamisme avec l'Alpine M65 qui resta pendant longtemps la reine des classements à l'indice de performance  ( en 1968 et 1969) et à l'indice énergétique (en 1966 et 1968) des 24h du mans. Grace à ses deux dérives caudales et son poids plume de 669 kilos elle pouvait atteindre les 268 km/h !

Avant de créer sa propre écurie de Formule 1 aux couleurs de Renault Sport en 1977, c'est à la marque Alpine que Renault a confié la conception, la  construction et le développement des premières monoplaces.

En 1968, avec l'avènement de la Formule France ( monoplace équipée d'un moteur de Renault 8 Gordini ), Alpine s'est a nouveau lancé dans la compétition.

Devenue formule Renault, en 1972 avec l'adoption du moteur de la R12 Gordini, Alpine persévère et propose l'A366 à la carrosserie aérodynamique très caractéristique.

Viens ensuite cette Renault 17 Groupe 5 de 1975, la plus aboutie des 14 voitures officielles préparées par l'usine pour le championnat du monde des rallyes. Son 4 cylindres développe 185 ch.

Succédant à la Berlinette A110, l'A310 Groupe 4 s'adressait plus aux gentlemen-drivers qu'aux purs passionnés de rallye. Plus spacieuse, plus confortable, plus typée Grand Tourisme, elle reste néanmoins une voiture performante avec son 4 cylindres 1600 de 127 ch.

Le modèle présenté a participé en 1976, au Rallye de Côte d'Ivoire Bandama et au Rallye du Portugal avec comme pilote Jean Ragnotti. Elle a fini 3eme au Tour de Corse 1976 avec Jean-Pierre Manzagol.

Retour sur la piste du Mans avec cette Alpine A442 B pilotée par Jean Pierre Jaussaud et Didier Pironi qui remporta la course en 1978.

Cette victoire trouva son origine en 1973 lorsque Alpine décida de revenir en compétition circuit a haut niveau .Pour arriver a cela il a fallu réunir une équipe de techniciens, de financiers et de pilotes de haut vol, travaillant en étroite synergie . Le moteur choisi un V6 2L devait pouvoir être développé sur plusieurs saisons. L’auto s’appela A440, elle était bleue et fut lancée sur les pistes en 1973. En 1974, elle évolua en A441 puis fut greffer d' un moteur turbo en arborant les couleurs jaune et noire de Renault. L’étape suivante fut décisive avec l’arrivée de l’A442 en 1975 . Engagée dans le championnat du Monde des Prototypes avec une pléiade de pilote de F1, l’A442 signa de nombreuses pole positions et après deux tentatives aux 24 Heures du Mans, décrocha sa victoire les 10 et 11 Juin 1978 , complétée par la 4ème place de Guy Fréquelin et Jean Ragnotti.

Ce fût la fin du programme du Mans, au profit de la Formule 1.

Après la piste, le Rallye-Raid avec cette Renault 20 Turbo 4X4 "Paris Dakar" de 1982

et retour au rallye avec une Renault 5 Alpine Groupe 2 de 1978 qui a été pilotée par Jean Ragnotti

qui prit également le volant de cette R21 Turbo de 1988.

L'année de son retour dans la discipline reine du sport automobile, Renault se devait de rappeler son glorieux passé. Deux  Formule 1 étaient présentes , une RE 40 de 1983 ex Alain Prost, qui réalisa 3 pôles positions et 4 victoires à son volant

et cette R26 de 2006 à moteur V8 de 800ch.

Derrière on aperçoit une F1 100% électrique de l'écurie E'Dams (2015) que j'ai croisé une semaine plus tôt lors du Salon du Concept Car.

Chez Peugeot on retrouve un stand plus sobre néanmoins quelques voitures méritent un détour comme cette 301 C Roadster de 1932

cette 404 , qui doit sa ligne à Pininfarina

et une 402 Roadster Darl'mat de 1938, une des plus belles Peugeot que je connaisse. J'en avais déjà croisé une lors de ma visite du très beau musée de l'aventure Peugeot à Sochaux.

On pouvait également voir deux voitures qui seront engagées cette année dans le Tour de France Auto, une 403 Berline de 1966

et une 203 C Berline de 1959.

Enfin, cette Simca 9 Coupé de Ville de 1955, une très belle voiture que je ne connaissais pas. Elle est équipée d'un 4 cylindres 1.2 l de 51 ch, lui autorisant une vitesse de 133 Km/h.

 

Chez Citroën ou plutôt DS la principale attraction était ce Coupé 19 GT Bossaert de 1960 réalisé par le carrossier Pietro Frua. Voiture rarissime puisqu'elle aurait été fabriquée en 12 exemplaires et serait la seule survivante...

Au tour des constructeurs allemands, avec Porsche Classic qui présentait une 356 B 1600S 90 de 1963, sortie  du centre de  restauration Porsche de Lorient,

une 911 GT1 de 1998, voiture qui avait été conçue pour participer aux 24h du Mans dans la catégorie GT1

et sans aucun doute la voiture la plus intéressante du stand, cette 718 W-RS Spyder châssis 718-047 de 1961.

Apparue en 1961 et initialement équipé d'un 4 cylindres, elle fait ses débuts en course à la Targa Florio où elle termine deuxième derrière une Ferrari. En 1962 elle est équipée du 8 cylindres refroidi par air de la Porsche 804 (Formule 1), participe à des courses d'endurance comme le 1000 Km de Nurburgring et s'aligne pour la première fois sur des courses de montagne, pour s'imposer définitivement lors de la saison 1963 avec Edgar Barth au volant. D'une puissance de 240 ch ce spyder permet à Porsche et à Edgard Barth de remporter également le championnat d'Europe de la montagne en 1964.

 

En honneur à sa nouvelle Classe S Cabriolet, Mercedes exposait 4 cabriolets, tous dans un état exceptionnel.

La première datant de 1955 est une 300 SC Roadster, elle est dotée d'un 6 cylindres 3 litres de 175 ch et produite à seulement 53 exemplaires.

La seconde est une 300 SL Roadster de 1959, un des modèles mythiques de la marque qui fut produite de 1957 à 1963.

Elle est suivie par cette 280 SL Pagode de 1963 aux lignes plus classiques mais tout aussi désirable. 

Enfin on passe à la familiale 4 places avec cette imposante 280 SE 3.5 Cabriolet de 1969 dotée d'un V8 revendiquant 200 ch. Elle fut produite de 1969 à 1971.

 

Chez Jaguar Heritage, le département classique de la marque, se trouvait une carrosserie de Type E, qui démontre le savoir-faire du constructeur anglais en terme de restauration

ainsi que cette XJS Cabriolet accompagnée d'une autre Type E mais cette fois ci sur ses 4 roues.

Mais le principal intérêt du stand Jaguar était ce monument du sport automobile , la XJR 9 LM victorieuse aux 24h du Mans 1988 conduite par le trio Jan Lammers/Johnny Dumfries/Andy Wallace.

 

Aston Martin etait représenté par son distributeur officiel, Auto Performance qui avec son département Héritage en fait le spécialiste français de la restauration de la firme de Gaydon.

Cette DB4 en cours de restauration

et cette sublime DB5 étaient les principaux témoins de leur savoir-faire.

Chez Maserati de retour à Rétromobile, je m'attendais à beaucoup mieux, une Mexico de 1970 et une 300S châssis 3065 prêtée par le Musée National de l'Automobile, c'est un peu léger! En espérant avoir mieux l'année prochaine.

 

En attendant de dévoiler sa nouvelle création au Salon de Genève, Bugatti communique avec une Veyron et la Vision Gran Turismo présentée au Salon de Francfort 2015 que j'ai croisée une semaine plus tôt  aux Invalides lors de l'exposition consacrée aux concept cars.

Pas de modèles anciens, j'aurais préféré voir une Type 57 SC Atalante par exemple, c'est un peu dommage pour cette marque si prestigieuse.

 

 

 

Ce qui fait la richesse de Rétromobile sont non seulement ses expositions à thème, la venue de certains constructeurs par l'intermédiaire de leur département Classic mais aussi la multitude de ses exposants. Qu'ils soient vendeurs, carrossiers, représentants de clubs ou d'associations, chacun possédaient de très beaux modèles pour certains rarissimes.

Cette année la S00 SL était très présente sur le salon (j'en ais compté au moins dix !!), mais l'endroit ou on pouvait en admirer le plus était chez HK Engineering, le spécialiste de la belle allemande.

Qu'elles soient en version coupé

ou en version roadster

cette Mercedes m'impressionnera toujours !

Chez Movendi, spécialiste Allemand, on trouvait bien sûr des Allemandes comme cette Mercedes-Benz 500K Cabriolet A, une des plus belles réalisation d'avant guerre du constructeur produite à 33 exemplaires, dont seulement 14 auraient survécues,

et cette étrange et unique Porsche Glockler développée pour les Mille Miglia 1954.

Deux Anglaises, une des 6 Lotus MK VIII (1955) survivantes sur un total de 9

et cette Aston Martin 1 1/2 Litre Le Mans de 1932.

Des Italiennes étaient là: une Lamborghini Miura P400 de 1968

et une Ferrari 512 BBi châssis 40569 ,

que l'on pouvait aussi voir chez Classic Car dans une couleur peu commune pour ce type de modèle (Châssis 45053)

Histoire d'Auto proposait cette très belle Ferrari 250 GT Cabriolet Série 2 , châssis 2867GT qui semblait sortir de restauration,

une Bizzarini 5300 GT Strada

ainsi qu'une Ford AC Cobra et une Lola T70 MK III

 

Chez Sport et Collection, l'organisateur de "500 Ferrari contre le cancer", qui aura lieux le 3,4,5 Juin prochain sur le circuit du Vigeant, deux très belles autos, une 308 Groupe 4 ,châssis 21071 et une 250 GT SWB, châssis 1811GT que j'ai vue pour la dernière fois au Grand Prix de l'Age d'Or en 2011.

 

La division restauration de la célèbre Carrozzeria Touring rendait hommage au design Italien en présentant cette Maserati A6G Grand Sport 2000 Coupé châssis 2028 de 1953.

La Maserati A6G GS a été la seule Maserati réalisée en série à la double vocation route et course. Après les succès de la A6G CS sur les circuits internationaux, la firme au trident redessina l'automobile afin de l'adapter à l'usage sur route et en accroitre la production. Ce fut Luigi Orsini qui lui donna son nom complet d'A6G54 2000 Sport, une voiture avec des performances élevées, moteur 2 litres puissant et châssis sportif.

Produite expressément pour le Salon de Turin de 1952, 2028 monopolisa les premières pages de la presse de l'époque. Frua réalisa un travail exceptionnel sur ce modèle, il s'agit probablement d'un des meilleurs coupés Maserati de l'époque.

Ce chef d'œuvre qui a retrouvé sa couleur d'origine Amarante, nécessita 12 mois de restauration.

A coté, on  pouvait de nouveaux admirer le savoir faire du carrossier Milanais à travers cette Ferrari 275 GTS châssis 7359GT.

Cette voiture fut vendue en 1966 à Rome avant d'être exportée aux Etats-Unis. C'est lors du tournage du film "Fathom", en 1967 , que l'on demande à la célèbre actrice Raquel Welch de conduite l'automobile. La star est tellement charmée qu'elle demande au réalisateur du film, de la lui offrir: ce qu'il fit.

L'image de Raquel posant appuyée sur la spider a fait le tour du monde en devenant un symbole du couple femme-auto capable d'attiser toutes les passions.

La star conduisit cette Ferrari pendant plusieurs années avant de la vendre, en 1975, à un deuxième acheteur, Lois Wood, qui l'a gardée jusqu'en 2003.

L'auto à ensuite été vendue à son propriétaire actuel qui l'a fit entièrement restaurée dans les règles de l'art, travail qui a duré plus de huit mois.

Une autre Ferrari 275 GTS  était sur le stand Axel Schuette. Il s'agit du châssis 7189GT, le 75ème fabriqué sur un total de 200.Cette voiture a appartenue à une certaine Julia de Baldanza (une femme, une collection , vous vous rappelez ? )

Dans une teinte similaire, cette Ferrari 365 GTB/4 Daytona Spyder , châssis 17073 de 1973. Il s'agit de la dernière des 122  spyder authentiques. Je l'avais déjà croisé en 2012 lors du Techno Classica d'Essen.

A coté une Ferrari 250 GT SWB (Short Wheel Base) châssis 2551GT de 1961, habituée des courses historiques depuis le début des années 90 (GP de Montreux , Tour Auto, Le Mans Classic ).

Dernière Ferrari du stand, une 275 GTB châssis 06643 qui fut exposée au Salon de Bruxelles de 1965.

Porsche était représenté avec cette 904 GTS châssis 904-050 de 1964, première Porsche à la carrosserie en fibre de verre.

Les anglaises ne sont pas oubliées avec cette Aston Martin DB6 Volante

et ce roadster Bentley 8 Litres châssis YX5119.

Enfin, cette Mercedes 28/95 Phaéton de 1914 produite à seulement 25 exemplaires.

Chez JD Classics, il y avait 4 Ferrari et pas des moindres.

Une 250 GT Tour de France Série 4 (1 louvre), châssis 1335GT de 1959, au passé sportif assez chargé que j'avais déjà vue il y a maintenant 19 ans, lors du 50ème anniversaire de Ferrari à Modène. A l'époque, elle arborait une robe rouge.

Une 250 GT SWB, châssis 3487GT de 1962,

une 364 GTB/4 Daytona , châssis 12561

et 97893, la 18ème des 19 F40 Le Mans construites, qui n'aurais jamais courue en compétition.

A peine remis de mes émotions j'arrive sur le petit stand de chez Tillack. Je ne connaissais pas cette enseigne californienne et le moins que l'on puisse dire est que son plateau était exceptionnel !

La première voiture était une Ferrari 212 Inter Coupé Vignale châssis 0161EL de 1951.La même année elle finit 2ème (derrière 0171EL, une autre 212 Inter) à la Carrera Panamericana, la célèbre course mexicaine avec à son volant le duo Alberto Ascari / Luigi Villoresi !

A ses cotés une Ferrari 250 S Berlinetta Vignale châssis 0156ET de 1952 qui participa également à la Carrera Panamericana mais sans résultat et dont le principal fait d'armes est d'avoir remporté les Mille Miglia 1952 avec l'équipage Giovanni Bracco / Alfonso Rolfo. En 1953, elle finit 8ème à la Targa Florio.

Venaient ensuite deux reconstructions. La première était cette Dino 246 F1 châssis 0004R1,

la seconde, une Lancia D24, châssis R0002.

Il y avait également une réplique de Lancia D50, une Brabham BT8 BRM que j'ai tout simplement oublié et cette étrange Bugatti baptisée Type 57/59 Roadster Special.

Chez MMC (Mécaniques Modernes & Classiques), encore des Ferrari (je ne vais pas m'en plaindre) avec cette 275 GTB châssis 7765 de 1965 qui arbore fièrement sa bande tricolore,

une 275 GTS (et de trois ....) châssis 8015GT qui fut livrée neuve en 1966 à Moulay Abdalah, le frère du roi Hassan II

et une F40 châssis 84887 difficile à photographier correctement.

On change de registre un court instant, avec le stand Ascott dédié à la compétition qui exposait cette Ford P68 châssis 002, une des trois exemplaires construits,

la Pescarolo LMP1 châssis 005 qui participa au 24 H du Mans en 2007, 2008 et 2009

une Duckhams LM qui a couru également au Mans en 1972, 1973 et 1974,

une Dodge Viper

et cette Lancia 037 châssis 68.

Belle surprise chez FA Automobiles avec cette Ferrari 225 S châssis 0152EL. Son numéro 537 fait référence aux Mille Miglia 1952, où elle termina 9ème au général et 1ère de sa catégorie avec le duo Antonio Brivio Sforza / Pasquale Cassani. La même année elle fit 2ème au Tour de France et 5ème au Grand Prix de Monaco. 

Une Ferrari 275 GTB châssis 08065 fraichement repeinte en Azzuro Metalizzato.

Une Lancia,

une Iso Grifo,

et un trio de Porsche.

Les Néerlandais de The Gallery avaient mis les Italiennes à l'honneur en présentant une Lamborghini 350 GT,

deux Maserati, une Bora et une Mistral Spyder

et quelque Ferrari. Un duo de Dino, châssis 04132 et 05552

une 365 GTB/4 Daytona, châssis 14999

une 250 GT Lusso, châssis 4419GT

 et une 250 GTE 2+2 Série 2, châssis 3631

Dans la même teinte, mais beaucoup plus prestigieuse cette 250 GT California châssis 3077GT chez KW Autos. Elle date de 1961.

Le spécialiste Allemand Thiesen proposait un duo de Maserati ,

cette Lamborghini 400 GT 2+2 de 1967 ayant appartenue à Paul McCartney,

et cette Porsche 356.

La principale attraction du stand étant cette Lagonda LG6 Rapide de 1938 qui fut fabriquée à seulement 6 exemplaires.

Celle ci, (châssis 12372) gagna à deux reprises, en 2006 et 2008, un trophée dans le prestigieux concours d'élégance de Peeble Beach.

Jean Lain Vintage, spécialiste français dans la restauration de véhicules anciens disposait entre autres de deux Ferrari pour démontrer son savoir-faire.

Une Dino 246 GT châssis 04584

et cette 330 GT 2+2 Série 2 , châssis 9213 de 1967 qui a la particularité d'avoir appartenu au pilote de Formule 1 Chris Amon.

La série 2 se distingue par l'adoption d'une boite 5 et d'une calandre simple phare contrairement à la série 1  avec ses doubles phares.

Deux modèles série 1 étaient présent dans les allées du salon, les châssis 6265GT et 5779GT,

ainsi qu'une autre dans le cadre de la vente Artcurial que vous verrez plus tard.

Williams I'anson Ltd  proposait une authentique Ferrari 308 Michelotto Groupe B de 1984 , le châssis 18847

et cette superbe Ferrari 212 Europa châssis 0297EU, dans sa couleur d'origine et certifiée Classiche. Il s'agirait du prototype de 1953.

Chez Fiskens, qui pour moi était sans aucune ambigüité, le plus beau stand, il y avait comme les années précédentes un plateau exceptionnel assez diversifié.

Des anglaises, avec cette Jaguar Type E Lightweight,

une Formule 1, Lotus 91, châssis 91/ 07 ex Nigel Mansell, qui a obtenu une 3ème place au Grand Prix du Brésil et une 4ème place à Monaco durant la saison 1982,

et cette HWM Jaguar, châssis XPA748 de 1953 qui  aurait été produite qu'en 3 exemplaires.

Coté allemandes, cette rarissime Porsche 356 B Carrera GTL de 1960, produite qu'à une vingtaine d'exemplaires

et cette 934 RSR Turbo de 1976 développée pour le groupe 4, en compétition GT.

On reste dans la compétition avec cette Alfa Romeo Tipo 33/2 Daytona Coupé, châssis 019 de 1967,

et une Alfa Romeo 6C 2500 Competizione Coupé, produite en 1948 en 3 exemplaires par le département course de la marque, il en resterait que deux.

Une autre Alfa Romeo, plus classique, eait à coté, la 6C 1750 GS Figoni Cabriolet ,châssis 10814377.

Chez Fisken, il y avait forcement des Ferrari, mais cette année, je dois dire que j'ai été plutôt impressionné.

La première était une Dino 166/246, châssis 0010. Initialement appelée Tipo 166 F2, cette voiture fut construite dans le but de courir en  Formule 2 durant la saison 1968, elle eu d'ailleurs des pilotes  comme Jacky Ickx, Derek Bell et Brambilla à son volant.

Elle fut ensuite récupérée par le Néo-Zélandais Chris Amon pour son programme de course Tasman. Le Championnat Tasman était une série de course automobile mis en scène en Australie et en Nouvelle-Zélande. Après son succès de 1968, où il  arriva deuxième dans le championnat, il demanda à Enzo Ferrari pour deux voitures, châssis 0010 et 0008 d'apporter quelques aménagements. Les voitures furent revalorisées avec un moteur V6 de 2,4 litres produisant 300 ch et plusieurs modifications techniques (boite, amortisseurs, freins..).Tout au long de la saison Tasman 1969, les deux Dino étaient très concurrentielles. Chris Amon, sur 0008, remporta le championnat tandis que Derek Bell, sur 0010 fit 4ème en obtenant durant cette saison  sa première victoire sur Ferrari.

Je l'avais déjà croisé dans les allées de Rétromobile en 2000. A l'époque, elle possédait un aileron.

La deuxième est cette 365 California , châssis 9849 de 1967, une voiture rarissime produite à seulement 14 exemplaires destinée à l'époque, aux clients VIP Ferrari. Voiture que je rêvais de voir depuis des années, c'est mon coup de cœur du Salon.

Vient ensuite une 512 BB Competizione ,châssis 22715 ex Ecurie Francorchamps, la première produite. A couru au Mans en 1978 avec l'équipage Teddy Pilette/Jean Blaton mais sans finir la course.

On peut la voir régulièrement depuis quelques années au Mans Classic.

On reste dans le jaune avec une 512 M ( conçue en neuf mois pour contrer Porsche et la 917).Elle porte le n° de châssis 1002 et date de 1970. Elle a participé deux fois aux 24h du Mans, aux 24h de Daytona, aux 1000 kms de Buenos Aires et de Paris ( Classée seconde pilotée par Juncadella et Jabouille derrière la Matra de Jack Brabham et François Cevert) ainsi qu’au Tour de France Auto 1971 ( seconde, pilotée par Juncadella/Jean-Claude Guesnard) derrière la Matra de  Gérard Larrousse / Johnny Rives.

Enfin, cette Bizzarrini Lightweight Coupé qui participa au 1000 km de Monza, à la Targa Florio et au Mans en 1966, sans obtenir de résultat. En fin de saison elle fut équipée d'un nouveau moteur porté à 7 litres et participa de nouveau au Mans l'année d'après mais cela n'y changea rien. Elle est ici dans sa livrée du Mans 1966.

Sur le stand Tradex, du très lourd encore !

Cette 312 F1 châssis 0007 qui fut pilotée par Phil Hill pour le compte de la Scuderia Ferrari en 1962, termina 2ème à Monaco et 4ème à Spa avec au volant Ricardo Rodriguez.

Tout aussi impressionnante, la 312 B3 châssis 010 qui fut pilotée par des légendes du sport automobile comme Jacky Ickx, Niki Lauda et Clay Regazzoni. Elle est ici dans sa configuration du Grand Prix de Monaco 1974 lorsqu'elle fut pilotée par Niki Lauda. Ses meilleurs résultats ont été une 2ème place à Brands Hatch, dans la Course des Champions en 1974 avec le pilote autrichien et une 5ème place au Paul Ricard lors de la saison 1973 avec Jacky Ickx.

Je l'avais vu pur la première fois lors de mon premier salon Rétromobile en 2000.

La 512 S Long Tail châssis 1016 de 1970 vue au Grand Prix de l'Age d'Or en 2011,

une Porsche 907 châssis 031

et deux Maserati: une A6G/54 2000 Zagato châssis 2123

et cette A6G 1500 châssis 052, voiture qui marqua le début de la coopération entre Maserati et Zagato. Je l'avais déjà rencontré en 2012 à Rétromobile.

Chez Lukas Huni, stand que j'ai malheureusement bâclé par manque de temps, j'ai retenu cette 275 GTB, châssis 07319 de 1965

et cette authentique 365 GTB/4 Daytona Spyder, la 89ème produite, châssis 16801.

Dans ce véritable labyrinthe, se cachaient encore quelques Ferrari ( j'en n'ai certainement oublié ),

une 330 GT 2+2 Série 2, châssis 8399GT

deux 250 GT Lusso, 5525GT et 5783GT

deux 250 GT Cabriolet Série 2, châssis 1925GT et 1937GT

et cette 365 GT 2+2, châssis 12843.

D'autres voitures ont attiré mon attention comme cette De Tomaso Vallelunga, premier modèle du constructeur Italien, sorti en 1953,

cette Pégazo Z 102 de 1955 qui fut exposée au Salon de Turin et de Paris en 1955

et cette sublime Alfa Roméo 8C 2900B de 1939, équipée d'un 8 cylindres en ligne compressé développant plus de 200 ch.

 

 

 

Un an après l'extraordinaire vente Baillon, la maison Artcurial mettait en vente dans le cadre du salon Rétromobile, plus de 120 véhicules d'exception .

Malheureusement pour moi, le samedi, je n'ai pas pu pénétrer dans l'enceinte de la vente (même avec le pass presse !) Beaucoup de belles voitures, certes, mais surtout beaucoup de frustration coté photo, je ne m'y suis donc pas trop attardé.

Delahaye 235 coupé Chapron, châssis 818040 de 1952 vendue 298 000 Euros

Maserati Mistral Spyder de 1953

Ferrari 330 GT 2+2, châssis 7113GT de 1965

Ferrari 250 GT Cabriolet  Série 2, châssis 1925GT dotée d'un Hard-top en inox d'origine, je l'avais déjà croisé à plusieurs reprises dans le sud de la France, elle fut exposée pendant des années au Musée de l'Automobile de Mougins qui a malheureusement disparu depuis 2008.

Ferrari 250 GT SWB, châssis 4065GT de 1963 qui fut la dernière des 96 châssis court "acier" construites.

Ferrari 315/335 S , châssis 0674 de 1957 qui possède un jolie palmarès:12h de Sebring (6ème), Mille Miglia (2ème), GP de suisse (4ème), GP du Venezuela (2ème) .... et qui fut pilotée par des pilotes de renoms comme Stirling Moss, Peter Collins, Maurice Trintignant, Wolfgang von Trips...

Voiture qui après avoir fait partie de la célèbre collection de Pierre Bardinon pendant plusieurs décennies, fut acquise pour la modique somme de 35 075 200 Euros !!

 

C'est sur ce chiffre record que se termine ce reportage et s'il fallait qu'un mot pour désigner cette 41ème édition je dirais "Ferrari" .En effet cette année, le Cavallino Rampante était particulièrement bien représenté sur le Salon. J'en ai compté environ 90 !! En espérant en voir autant l'année prochaine....

Enfin, je tiens à remercier le service presse qui m'a accordé une accréditation, les exposants qui m'ont permis  grâce à leur disponibilité, d'en apprendre beaucoup sur leurs véhicules. Pour la rédaction de ce reportage je me suis aidé des fiches descriptives mises à disposition sur certains stands et de quelques sites internet (Wikipedia, ultimatecarpage, forum-du-cavallino, barchetta.....)